Information pédagogique — Les informations présentées dans cet article sont données à titre indicatif et à vocation pédagogique. Les montants, barèmes et dispositions légales sont susceptibles d'évoluer. Consultez la FFB de votre région, l'URSSAF ou un expert-comptable pour toute décision.
La discrimination à l'embauche est une réalité dans le BTP comme dans d'autres secteurs. Elle expose l'employeur à des sanctions civiles et pénales sévères. Dans un secteur marqué par des stéréotypes sur les métiers "d'hommes" ou sur certaines origines supposément moins aptes aux métiers du bâtiment, les risques sont réels. Tour d'horizon des obligations légales et des bonnes pratiques.
L'article L1132-1 du Code du travail liste 25 critères de discrimination prohibés, dont les principaux pour le BTP sont :
Toute décision de recrutement, de promotion ou de licenciement fondée sur l'un de ces critères est nulle et expose l'employeur à des poursuites.
Dans le BTP, les discriminations les plus fréquentes concernent :
L'employeur doit :
La discrimination à l'embauche est un délit pénal puni de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (article 225-1 du Code pénal). En parallèle, la victime peut obtenir des dommages et intérêts devant le tribunal judiciaire. La charge de la preuve est partagée : le candidat doit présenter des faits laissant supposer une discrimination, et c'est ensuite à l'employeur de prouver que sa décision était fondée sur des critères objectifs. Voir aussi notre article sur l'égalité et la prévention des risques dans le BTP et la formation continue.
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