Information pédagogique — Les informations présentées dans cet article sont données à titre indicatif et à vocation pédagogique. Les montants, barèmes et dispositions légales sont susceptibles d'évoluer. Consultez la FFB de votre région, l'URSSAF ou un expert-comptable pour toute décision.
Recevoir une mise en demeure de l'inspection du travail est une situation stressante mais gérable si l'on réagit vite et de manière structurée. Ce document officiel vous impose de mettre fin à un manquement dans un délai précis — sous peine de poursuites pénales. Mode d'emploi pour y faire face efficacement.
La mise en demeure est un acte administratif par lequel l'inspecteur du travail constate une infraction et vous impose de la corriger dans un délai déterminé. Elle est prévue par l'article L4721-1 du Code du travail pour les manquements aux règles de santé et sécurité au travail. Elle se distingue de la simple lettre d'observations : une mise en demeure a une valeur juridique forte et constitue une étape préalable aux poursuites pénales.
Les mises en demeure dans le BTP concernent le plus souvent :
La réaction doit être immédiate et structurée :
Si vous estimez la mise en demeure non fondée, vous pouvez la contester auprès de la DREETS (recours hiérarchique) ou devant le tribunal administratif. La contestation ne suspend pas l'obligation de mise en conformité — agir d'abord, contester ensuite si nécessaire.
Le non-respect d'une mise en demeure dans le délai imparti peut conduire à un procès-verbal transmis au procureur. Les sanctions pénales pour les infractions aux règles de sécurité dans le BTP peuvent atteindre 3 750 € d'amende par salarié concerné, voire des peines d'emprisonnement en cas d'accident grave consécutif. Pour éviter ces situations, maintenez un registre de pointage conforme et consultez notre guide sur l'inspection du travail dans le BTP.
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