Information pédagogique — Les informations présentées dans cet article sont données à titre indicatif et à vocation pédagogique. Les montants, barèmes et dispositions légales sont susceptibles d'évoluer. Consultez la FFB de votre région, l'URSSAF ou un expert-comptable pour toute décision.
La cession d'un fonds de commerce, d'un véhicule utilitaire, d'un engin ou d'un immeuble professionnel génère une plus-value professionnelle. Dans le BTP, ces cessions sont fréquentes — renouvellement du parc matériel, vente d'un atelier ou d'un dépôt, cession d'entreprise en fin de carrière. Leur traitement fiscal est complexe mais offre des exonérations parfois très favorables pour les petites entreprises.
La plus-value professionnelle est la différence entre le prix de cession d'un bien et sa valeur nette comptable (prix d'acquisition diminué des amortissements pratiqués). On distingue :
Plusieurs régimes d'exonération s'appliquent aux entreprises du BTP :
Un artisan terrassier acquiert une pelleteuse 150 000 € en 2020, amortie sur 5 ans. En 2028, elle est revendue 90 000 €. Valeur nette comptable : 0 € (amortissement intégral). Plus-value totale : 90 000 €, dont 150 000 € d'amortissements à court terme (plafonnée à la vente), soit 90 000 € à court terme. Si le CA est inférieur au seuil de l'article 151 septies, exonération totale possible.
Pour un artisan BTP qui prépare sa retraite, la planification des cessions est un enjeu majeur. L'anticipation (plusieurs années avant la cession) permet de choisir le régime le plus favorable, de fractionner les cessions sur plusieurs exercices ou de purger les plus-values par la revalorisation des actifs. BatiTrack vous aide à suivre la rentabilité de votre activité dans le temps, base indispensable pour préparer une cession dans les meilleures conditions.
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