Information pédagogique — Les informations présentées dans cet article sont données à titre indicatif et à vocation pédagogique. Les montants, barèmes et dispositions légales sont susceptibles d'évoluer. Consultez la FFB de votre région, l'URSSAF ou un expert-comptable pour toute décision.
Surveiller ses équipes sur les chantiers est une préoccupation légitime pour les dirigeants BTP : contrôle des horaires, suivi des véhicules, vérification de la présence sur site... Mais la surveillance des salariés est encadrée par des règles précises que le droit du travail et le RGPD imposent. Dépasser ces limites expose l'employeur à des sanctions et à des contentieux.
L'employeur dispose d'un pouvoir de direction et de contrôle reconnu par le Code du travail. Il peut légitimement :
La condition commune à tous ces contrôles : le salarié doit en être informé au préalable.
La géolocalisation des salariés (via véhicules ou applications mobiles) est encadrée par les délibérations CNIL et le RGPD. Les conditions cumulatives pour une géolocalisation légale :
Ces règles sont définies dans les textes CNIL disponibles via service-public.fr.
Plusieurs pratiques de surveillance sont clairement interdites :
Installer des caméras sur un chantier BTP est possible mais encadré :
Il est important de distinguer le pointage GPS (enregistrement de la présence sur un site à un instant T) de la surveillance continue (tracking permanent de tous les déplacements). Le premier est généralement légitime pour le contrôle des horaires ; la seconde est beaucoup plus encadrée.
BatiTrack utilise le pointage GPS de façon ponctuelle — pour enregistrer l'arrivée et le départ d'un chantier — sans tracking continu. Cette approche respecte les droits des salariés tout en fournissant les données nécessaires à la gestion rigoureuse du temps de travail. Voir aussi notre article sur le registre de pointage obligatoire dans le BTP.
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