Information pédagogique — Les informations présentées dans cet article sont données à titre indicatif et à vocation pédagogique. Les montants, barèmes et dispositions légales sont susceptibles d'évoluer. Consultez la FFB de votre région, l'URSSAF ou un expert-comptable pour toute décision.
Céder son fonds de commerce BTP est l'une des décisions les plus importantes d'un chef d'entreprise artisanal. La procédure est encadrée juridiquement, et la fiscalité peut représenter une part significative du prix de cession si elle n'est pas anticipée. Voici le guide complet pour réussir cette étape.
Le fonds de commerce regroupe les éléments incorporels (clientèle, enseigne, droit au bail, licences) et corporels (matériel, outillage, stocks) qui permettent l'exercice de l'activité. Dans le BTP, les éléments incorporels sont souvent modestes (peu de clientèle "captive" au sens commercial), mais le matériel peut représenter des valeurs considérables.
La cession d'un fonds de commerce est encadrée par les articles L141-1 et suivants du Code de commerce :
Pour le vendeur, la cession génère une plus-value professionnelle (voir article dédié). Les exonérations de l'article 151 septies ou 238 quindecies peuvent s'appliquer selon le chiffre d'affaires et la valeur de cession. Les droits d'enregistrement (3% entre 23 000 € et 200 000 €, 5% au-delà) sont à la charge de l'acheteur — mais peuvent peser sur la négociation.
L'évaluation d'un fonds BTP tient compte de plusieurs éléments :
BatiTrack vous fournit l'historique détaillé de la rentabilité par chantier, constitutif d'un dossier de cession solide pour l'acquéreur. Voir aussi notre article sur le bilan annuel d'une entreprise BTP et les plus-values professionnelles dans le BTP.
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