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Réglementation

Rédiger ses CGV dans le BTP : guide pratique et modèle

8 min de lecture·Mars 2025

Information pédagogique — Les informations présentées dans cet article sont données à titre indicatif et à vocation pédagogique. Les montants, barèmes et dispositions légales sont susceptibles d'évoluer. Consultez la FFB de votre région, l'URSSAF ou un expert-comptable pour toute décision.

Rédiger des CGV solides est un investissement qui se rentabilise rapidement dans le BTP. Un client qui lit vos CGV avant de signer sait exactement à quoi s'en tenir : pas de surprise sur les délais, les pénalités ou les garanties. Et en cas de litige, vous êtes protégé par un document juridiquement valide.

Par où commencer la rédaction de ses CGV ?

Avant de rédiger, posez-vous les questions clés de votre activité : Quels sont vos délais de paiement habituels ? Comment gérez-vous les travaux supplémentaires ? Quelle est votre politique sur les retenues de garantie ? Que se passe-t-il si le client ne libère pas le chantier à temps ? Les réponses à ces questions constituent le fond de vos CGV.

Evitez de copier-coller des CGV génériques trouvées sur internet sans les adapter. Des CGV inadaptées à votre activité réelle peuvent contenir des engagements impossibles à tenir ou des omissions sur des points clés de votre métier.

Structure recommandée pour les CGV BTP

Une structure claire facilite la lecture et renforce la valeur contractuelle :

  • Article 1 : Objet et champ d'application — qui est concerné, quelles prestations
  • Article 2 : Devis et commandes — validité du devis, conditions d'acceptation
  • Article 3 : Prix et révision — base de calcul, révision selon indices BTP
  • Article 4 : Facturation et paiement — délais, pénalités, indemnité forfaitaire
  • Article 5 : Exécution des travaux — obligations du client (accès, dégagement, fournitures)
  • Article 6 : Réception et réserves — procédure de réception, levée des réserves
  • Article 7 : Garanties — parfait achèvement, biennale, décennale
  • Article 8 : Responsabilité et assurances — limites de responsabilité, assurances souscrites
  • Article 9 : Litiges — médiation préalable obligatoire, tribunal compétent

Les clauses à rédiger avec le plus de soin

Deux clauses méritent une attention particulière. La clause de révision de prix doit être indexée sur des indices officiels (index BT du ministère de la Construction) pour être juridiquement valide. La clause de pénalités de retard doit préciser le taux (au moins taux BCE + 10 points), la date de déclenchement (lendemain de l'échéance), et l'indemnité forfaitaire légale de 40 € par facture impayée.

Les délais de paiement légaux dans le BTP encadrent strictement ce que vous pouvez prévoir dans vos CGV. Toute clause prévoyant un délai supérieur à 60 jours est nulle.

Faire valider ses CGV par un professionnel du droit

Si votre activité est significative (CA supérieur à 500 000 €, marchés publics, sous-traitance importante), l'investissement dans une validation par un avocat spécialisé BTP vaut largement le coût. Un avocat identifiera les clauses potentiellement nulles, les omissions dangereuses et les points de faiblesse face à un contentieux.

Les clauses abusives à éviter dans les contrats BTP sont un bon complément à la rédaction de vos propres CGV.

Intégrer ses CGV dans le processus commercial avec BatiTrack

BatiTrack intègre vos CGV directement dans les devis envoyés aux clients. Le client reçoit un devis professionnel avec les CGV annexées, les accepte en ligne, et la signature électronique vaut preuve d'acceptation. Fini les CGV oubliées en annexe ou les litiges sur "je ne les avais pas reçues".

Source : Legifrance — Code civil, articles sur la responsabilité contractuelle

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